QUESTIONS & RÉPONSES La collection de Solve DSI - Yann-Eric Devars
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Que faut-il savoir sur « Couplage avec la BIA (Business Impact Analysis) » ?

Extrait de Plan de reprise d’activité

Bien que l’on présente souvent l’“identification des processus critiques” comme une étape préalable à la BIA, dans la réalité, ces deux exercices s’imbriquent et se nourrissent mutuellement.

Voici comment :

Pré-BIA : on dresse une première liste de processus, on fait une évaluation approximative de leur impact, on obtient un classement provisoire.

BIA détaillée : pour les processus jugés “critiques” ou “importants”, on mène une analyse plus poussée (chiffrage des pertes financières par heure/jour, estimation de la perte de clients potentielle, évaluation du délai légal maximum, etc.).

Finalisation : on consolide la classification en fonction des résultats chiffrés de la BIA.

On peut alors affiner ou réviser la hiérarchie.

La BIA va généralement produire plusieurs livrables :

Une courbe d’impact dans le temps : qui montre l’évolution des pertes ou de l’impact en fonction de la durée de l’interruption (p. ex. : “20k€ de perte après 24h, 100k€ après 72h, 500k€ après 5 jours”).

Les RTO (Recovery Time Objectives) et RPO (Recovery Point Objectives) cibles : c’est-à-dire le temps maximal d’arrêt toléré et la quantité de données (ou transactions) que l’on peut se permettre de perdre.

Un plan de priorisation : quels processus/doit-on relancer en premier, en second, etc., lors d’un incident majeur.

Ainsi, la démarche BIA est très complémentaire et renforce la robustesse du classement des processus critiques.