QUESTIONS & RÉPONSES La collection de Solve DSI - Yann-Eric Devars
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Que faut-il savoir sur « Annexe 3 : Identification des objets métiers méthodologie » ?

Extrait de Économie du système d’information

Dans la gouvernance d’un Système d’Information, l’identification et la gestion des objets métiers constituent un levier essentiel pour garantir la cohérence entre la vision stratégique, les processus opérationnels et l’infrastructure technique.

Comme nous l’avons vu, un objet métier correspond à un élément clé, tangible ou intangible, que l’organisation manipule dans le cadre de ses activités.

Il peut s’agir d’une commande, d’une fiche client, d’un contrat, d’un ordre de fabrication, etc.

Tous ces objets sont au cœur des échanges entre les processus, qu’ils soient stratégiques, supports ou « cœurs ».

Ils matérialisent souvent la raison d’être d’un processus métier, puisqu’ils représentent les données et les informations que le SI se doit de traiter de manière efficace, fiable et sécurisée.

Bien que l’identification des processus métiers puisse varier en fonction des filiales ou des antennes locales et donc présenter un certain degré de variabilité dans l’entreprise , l’unicité des objets métiers demeure un repère.

Autrement dit, un « client » reste un « client » même si les étapes de vente changent quelque peu d’un pays à l’autre, un « contrat » reste un « contrat » même si sa phase de signature électronique ou papier diffère selon les sites.

Cette stabilité des objets métiers en fait un élément structurant pour la DSI, car elle permet de disposer d’un langage commun pour cartographier et piloter le SI dans sa globalité.

Toutefois, il existe différentes manières de mener à bien cette identification des objets métiers.

Dans les lignes qui suivent, nous allons détailler deux approches possibles pour accomplir cette tâche :

L’approche « top-down » centrée sur l’analyse des processus, dans laquelle on part de la cartographie des activités et des flux métiers pour faire émerger progressivement les objets métiers.

L’approche « bottom-up » centrée sur la data et sur l’existant applicatif, qui consiste à partir des bases de données et des applications déjà en place pour découvrir, définir ou réajuster les objets métiers pertinents.

Chacune de ces méthodes comporte ses avantages et ses limites.

Le choix dépendra de la maturité de l’organisation en termes de pilotage des processus, du degré de centralisation du SI, du temps et des ressources allouées à cette démarche, mais aussi de la culture d’entreprise (certaines cultures valorisant l’analyse conceptuelle, d’autres l’empirisme et l’itération à partir de l’existant).

Nous allons plonger dans chacune de ces approches et proposer des bonnes pratiques pour que la DSI et les parties prenantes parviennent à identifier clairement et efficacement les objets métiers.

Nous aborderons également les pièges à éviter et les points de vigilance qui, trop souvent, freinent ou rendent complexe une telle initiative dans les organisations de grande taille.

Notre objectif est double :

Fournir une méthodologie pour que les responsables SI, les chefs de projets et les équipes métier puissent adopter l’approche la plus adaptée à leur contexte.

Souligner l’importance de la connaissance des objets métiers par la DSI, car cette connaissance conditionne la capacité à maîtriser les coûts, à aligner les investissements sur la stratégie et, plus globalement, à construire un SI évolutif et performant.