QUESTIONS & RÉPONSES La collection de Solve DSI - Yann-Eric Devars
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Que faut-il savoir sur « Annexe 1 : Identification des domaines de l’organisation méthodologie » ?

Extrait de Économie du système d’information

Dans toute démarche visant à structurer et à piloter efficacement un Système d’Information, l’identification claire des domaines de l’entreprise constitue une étape fondamentale.

Le choix de cette segmentation influe directement sur la lisibilité de la gouvernance, sur la répartition des responsabilités et, in fine, sur la capacité de la DSI à maîtriser les coûts et à aligner les technologies sur les priorités métiers.

On distingue traditionnellement trois grandes catégories de domaines : les domaines stratégiques, qui portent le cœur de l’activité et la création de valeur, les domaines support, qui fournissent les ressources et les services transverses indispensables au fonctionnement de l’organisation, et les domaines cœurs, souvent considérés comme des domaines critiques ou transverses, venant soutenir à la fois les domaines stratégiques et les domaines support.

Derrière ce triptyque se cache toutefois une réalité plus complexe.

Chaque entreprise a sa propre culture, son historique, sa taille et son positionnement sur le marché.

Ainsi, la segmentation en domaines doit être adaptée au contexte, et il n’existe pas de modèle universel qui conviendrait à toutes les organisations, même s’il existe des points très communs entre banques, assurances, télécoms, etc.

Par ailleurs, il est nécessaire de trouver un juste équilibre entre une granularité trop fine, qui compliquerait la gouvernance, et une granularité trop large, qui masquerait des différences majeures d’objectifs et de moyens.

Pour relever ce défi, on peut distinguer deux grandes approches complémentaires :

Une approche « top-down » (descendante), qui part de la stratégie globale de l’entreprise et de ses finalités pour déterminer progressivement les grands domaines, puis y rattacher les principales activités.

Une approche « bottom-up » (ascendante), qui prend appui sur les structures et les processus déjà existants, ainsi que sur la réalité opérationnelle, pour regrouper et formaliser des ensembles cohérents tenant lieu de domaines.

Dans les sections qui suivent, nous allons présenter en détail ces deux approches, en mettant en évidence leurs avantages, leurs limites, et la manière de les articuler pour parvenir à une segmentation pertinente.

Nous proposerons également des exemples concrets, des conseils pratiques, et nous verrons comment cette identification des domaines contribue de manière décisive à la bonne gouvernance du SI, qu’il s’agisse de maîtriser les coûts, d’assurer la conformité réglementaire, de clarifier les responsabilités ou encore de mieux impliquer la DSI dans la stratégie globale de l’organisation.