QUESTIONS & RÉPONSES La collection de Solve DSI - Yann-Eric Devars
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Que faut-il savoir sur « Identité numérique et fédération souveraine » ?

Extrait de Souveraineté numérique

L’identité comme nouvelle frontière

Si l’on croit la maxime Zero Trust (« never trust, always verify »), l’identité se mue en exigence : plus qu’un badge, c’est un contrat contextuel entre deux entités.

Pour qu’il vive, encore faut-il un registre fiable, des attributs vérifiables et un protocole d’échange interopérable.

Self-Sovereign Identity (SSI) : promesse et prudence

Le courant SSI propose de replacer le contrôle des attributs personnels dans les mains de l’individu.

Un utilisateur présente la preuve d’un droit (âge, diplôme, permission d’accéder) sans divulguer davantage.

Techniquement élégant, le modèle se confronte à deux réalités :

Les régulateurs exigent une traçabilité minimale pour lutter contre la fraude et le blanchiment.

Les entreprises doivent garantir la révocation rapide d’un droit si l’employé quitte l’organisation.

L’équation se résout donc par un compromis : SSI pour la portabilité, gouvernance centralisée pour la révocation.

On parle alors de fédération souveraine : des fédérations d’identité qui dialoguent entre elles tout en conservant l’ancrage juridique de leurs jetons.