QUESTIONS & RÉPONSES La collection de Solve DSI - Yann-Eric Devars
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Comment repérer un fournisseur ou un composant dont plusieurs services dépendent ?

D’après Souveraineté numérique

Du single point of failure au « common mode failure »

Le plus grand danger n’est plus la panne isolée, mais l’échec par mode commun : plusieurs entreprises d’un même secteur, utilisant la même pile technologique ou le même sous-traitant, subissent simultanément la défaillance.

L’assureur voit sa corrélation de risque grimper, le régulateur envisage des stress tests informatiques (cf. DORA dans la finance), les analystes extra-financiers ajustent leurs notations.

Autrement dit, la dépendance technologique sort du domaine IT pour rejoindre la colonne « risques systémiques » de l’économie mondiale.

Vers un indice de dépendance souveraine

Certaines organisations pionnières construisent déjà une pondération des fournisseurs par criticité métier, score de réversibilité contractuelle, pourcentage de code source maîtrisé, délai de renaissance sur infrastructure alternative.

À horizon 2027, on peut anticiper que les agences de notation extra-financière intégreront ce type de métrique dans leurs ratings ESG.

La souveraineté deviendra alors un actif comptable, son absence, une décote de valorisation.

La souveraineté des systèmes d’information n’est pas un luxe protectionniste : c’est une extension naturelle de la gestion des risques dans une économie hyper-numérisée.

Du mainframe cloisonné aux plateformes cloud polyglottes, l’objectif s’est déplacé de la disponibilité locale vers la maîtrise globale, la valeur boursière, la conformité et même l’empreinte environnementale y sont désormais arrimées.

Ignorer cet axe, c’est faire de la dépendance technologique le maillon faible de la stratégie d’entreprise.